Je hais les gens heureux. De l’amour plein les poches, un refrain en boucle dans la tête, un sourire niais même durant le sommeil, une démarche assurée et provocante. Les personnes heureuses sont soit idiotes soit égoïste. Je ne vois pas dans cette société, si on ouvre bien les yeux, comment on peut être heureux. Le sot bienheureux est un monstre d’égoïsme, le bonheur est un point de vue personnel, ils font abstractions de toutes les aberrations qui nous entourent. « C’est la vie » qu’ils rétorquent quand pour d’autres cela va mal. C’est bien là le problème, la vie, une période de temps, ou le hasard fait bien les choses, ou mal… La vie est un putain de concept, un jeu, ou le but est d’y rester le plus longtemps possible. Cela me fait pensé qu’un mec s’est suicidé sous le train (encore une fois), ce n’est qu’un échappatoire finalement, un peu lâche, ou on a pas le courage de continuer à jouer. Mon problème avec la mort ? C’est qu’elle ne m’en pause aucun. Les gens heureux sont des égoïstes, les gens tristes sont des faibles. Le malheureux peu s’en sortir. En enchaînant les whiskys par exemple... Il semblerait que j’arrive à comprendre l’alcoolisme, du moins le miens et le solitaire. Je le qualifierai d’autodestruction volontaire j’irai même jusqu'à une sorte de masochisme. Ce n’est pas pour aller mieux, mais plutôt l’atteinte d’un état d’esprit, Il n’y a que saoule que je me livre, que mes pensés sortent. Pourtant c’est une véritable arme de destruction massive cérébrale. Cela s’accompagne toujours d’un fort sentiment de culpabilité, évidement, puisqu’on est pas dans un état « normal ». Quoique le stade ultime serait de ne pas être normal a jeun. Et puis merde à choisir entre une déprime party solitaire nocturne, et alcoolique party solitaire nocturne, j’ai vite fait mon choix. Même si cela reste une déchéance non assumée, je sais qu’elle ne pause de problème qu’à moi même, je n’ai jamais dérivé par excès d’alcool en compagnie d’autres personnes.
Sinon que raconter d’autre ? Je remercie toutes les personnes ayant oubliées mon anniversaire, au moins des personnes oublient que je vieillis. De toute façon j’oublierais le leur. J’ai également mis fin à ma scolarité pour cette année, j’ai 8 mois devant moi pour bosser, avant de reprendre des études l’année prochaine. J’ai d’abord commencé par ne rien faire, je glande, je ne fais rien, et je glande aussi. Je ne suis pas difficile, en attendant je recherche un travail bien payé, où il n’y a rien à foutre. Je flippe à l’avance, à l’idée de passer les prochains mois comme ce mois de novembre. Bon il y’a eu notamment 2 magic night, mais toujours trop courtes. Et puis à quand la prochaine? 3mois? J’ai le rêve facile, et pourtant la réalité est tout autre. Ayant pas confiance en moi, la confiance en autrui a vraiment du mal venir. Mais je n’ai pas le choix, je n’ai aucun pouvoir sur mes pensées. Je préfère toujours m’attendre au pire, comme ça je ne suis jamais déçu. Et jusque là je n’ai jamais été déçu du pire (en même tant je m’y attendait toujours, je suis même parfois prévenu). Comment regarder dans l’avenir quand on n’en a pas? Comment faire des projets quand on n’a pas de futur? (Ni de projets). Il y a des soirs, j’ai l’impression d’être la seule personne normale vivante, il y a moi, et il y a les autres. La réciproque est valable : Je suis sûrement (c’est plus probable) la seule personne anormal vivante.